José Eduardo dos Santos trouve des solutions à la crise du pétrole

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L’Angola est devenu le deuxième pays producteur de pétrole du continent africain, derrière le Nigéria. Toutefois, avec la crise du pétrole, le Président de Stratégies et Politiques énergétiques, Francis Perrin, met en garde contre les conséquences macroéconomiques de la nouvelle donne énergétique. Des préoccupations partagées par le président angolais, José Eduardo dos Santos, qui est plus que jamais déterminé à poursuivre son programme de développement, comme l’expliquait récemment le ministre des Finances, Abrãhao Gourgel, au Financial Times…

En octobre 2014, l’Agence Internationale de l’Energie affirmait dans un rapport que « l’Angola devrait prendre la place du Nigeria comme premier producteur de pétrole du continent africain en 2016 ». Une situation ambitionnée par ce pays qui dispose de la troisième réserve de pétrole du continent (12,7 milliards de barils contre 48 milliards pour la Libye et 37,2 milliards pour le Nigeria). Par l’exploitation croissante de l’incroyable richesse de ses sous-sols, l’Angola est en passe de s’affirmer comme une vraie puissance régionale.

Une situation qui apparait enviable pour bon nombre de ses voisins mais qui est cependant fragilisée par la chute des cours du pétrole. Bien que les spécialistes évoquent désormais une « stabilisation un peu au-dessus des 60 dollars par baril », le Président de Stratégies et Politiques Energétiques, Francis Perrin liste les conséquences de cette nouvelle donne énergétique sur les pays producteurs d’or noir : « une forte chute des recettes d’exportation et des recettes budgétaires, une détérioration des équilibres externes du pays, une baisse des réserves de change (…) et des conséquences négatives sur la croissance ».

Dans le but d’enrayer ce cycle infernal, le président angolais, José Eduardo dos Santos, a pris une batterie de mesure destinée à optimiser la rente énergétique tout en assurant la diversification de son économie. Sa stratégie a d’ailleurs récemment attiré l’attention de la direction du Trésor au ministère de Bercy. Dans une note publiée en janvier 2015, l’administration française analyse le Plan National pour le Développement sur la période 2013/2017. Dans ce document, on s’aperçoit que le chef de l’Etat s’évertue depuis plusieurs années à éviter le syndrome hollandais, c’est-à-dire à stabiliser les prix tout en poursuivant des investissements dans les infrastructures et l’économie productive.

Des ambitions très élevées alors que comme de nombreux pays d’Afrique, l’Angola reste dépendante de l’exportation de ses matières premières – les revenus d’exportation de matières premières contribuent à plus de 60% du total de ses recettes d’exportation - comme le révélait la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement.

C’est pourquoi après avoir adopté au Parlement des ajustements de la politique fiscale » dans le budget 2015, le gouvernement a décidé de mobiliser 10 milliards de dollars de ressources extérieures afin de maintenir l’investissement. Comme l’expliquait le ministre des Finances, Abrãhao Gourgel : « Il y a des projets qui sont retardés, certains n’ont pas commencé, et d’autres qui ont débuté et qui vont connaitre un ralentissement, mais une grosse part d’entre eux seront financés par des lignes de crédit extérieures »…

A suivre.

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